Ce modèle, qui consiste à maitriser l'ensemble du processus de fabrication du chocolat, de l'approvisionnement en fèves jusqu'à la production finale, permet aux pays producteurs de cacao de capter une plus grande part de valeur ajoutée. Contrairement à la vente de fèves brutes, le bean-to-bar permet une transformation locale qui garantit un contrôle sur la qualité, la saveur et la provenance des produits. Bien que ce modèle ait émergé dans les années 2010 avec le mouvement du chocolat artisanal, il repose sur des pratiques remontant aux années 1970-1980.
Pour la Côte d'Ivoire, qui produit environ 34 % du cacao mondial, ce modèle représente une opportunité stratégique pour diversifier son industrie chocolatée, générer de la valeur ajoutée et favoriser un développement durable. Actuellement, la majorité du cacao ivoirien est exportée sous forme de fèves brutes, limitant ainsi les bénéfices économiques pour le pays. Le bean-to-bar pourrait permettre de transformer une partie de cette production localement, soutenant ainsi la création de nouvelles chaînes de valeur, la formation d'emplois et la mise en place de pratiques plus durables. Ce mouvement ouvre également la voie à une transformation du secteur, en permettant à la Côte d'Ivoire de passer du statut de simple fournisseur de matières premières à un acteur clé de l’industrie mondiale du chocolat. Le défi reste toutefois de taille, nécessitant des investissements dans des infrastructures, des technologies et des formations spécialisées pour permettre une véritable transition vers ce modèle.



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