Le Conseil de l'Organisation internationale du cacao (ICCO), sous la présidence de S.E.M. Aly Touré, a adopté l'entrée en vigueur définitive de l'Accord international sur le cacao à compter du 1er octobre 2026. Un tournant majeur pour une filière qui pèse des dizaines de milliards de dollars à l'échelle mondiale.
Cet accord succède au précédent instrument juridique international qui régissait le secteur et marque l'aboutissement d'un long processus diplomatique multilatéral engagé sous la houlette de l'ICCO.
Un levier stratégique pour la Côte d'Ivoire et le Ghana
Pour la Côte d'Ivoire et le Ghana, qui fournissent à eux deux plus de 60 % de l'offre mondiale, cette échéance revêt une portée singulière. Depuis 2019, Abidjan et Accra coordonnent leurs politiques via l'Initiative Cacao Côte d'Ivoire-Ghana, notamment autour du Différentiel de Revenu Décent facturé aux industriels. Ce nouvel accord international vient renforcer ce cadre de coopération et consolider leur position dans les négociations mondiales.
Un contexte favorable à plus de souveraineté
L'entrée en vigueur de cet accord intervient dans un contexte particulièrement favorable aux ambitions africaines : lancement de la Cocoa Value Addition Alliance, montée en puissance des systèmes de traçabilité et pression croissante des réglementations européennes. Autant de dynamiques qui font de ce nouvel accord un outil supplémentaire pour que les pays producteurs africains pèsent davantage sur les règles du jeu mondial du cacao.



