La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui assurent près de 60 % de l’offre mondiale de cacao, lancent une offensive commune contre le swollen shoot, une maladie virale dévastatrice du cacaoyer. Réunis à Abidjan les 14 et 15 avril sous l’égide de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, les deux pays ont adopté un plan stratégique 2026-2031. Objectif : freiner la propagation du virus et sécuriser la production.
Cette feuille de route s’articule autour de cinq priorités : réhabilitation des plantations, surveillance phytosanitaire renforcée, cartographie des zones infectées, sensibilisation des producteurs et développement de variétés résistantes. Considéré comme l’une des maladies les plus destructrices, le swollen shoot est incurable et transmis par des cochenilles. Il peut entraîner jusqu’à 50 % de pertes de rendement et la mort des arbres en quelques années, tout en se propageant parfois silencieusement. Déjà largement répandue, la maladie touche la majorité des zones cacaoyères ivoiriennes. Au Ghana, elle affecte environ 500 000 hectares, soit plus d’un quart des surfaces cultivées. Cette crise sanitaire s’ajoute à d’autres pressions, notamment climatiques, et contribue à la baisse de la production : en Côte d’Ivoire, la récolte a reculé de 18 % entre 2020 et 2025 au Ghana, la chute atteint 40 %
Face à un fléau régional, Abidjan et Accra misent désormais sur une réponse coordonnée pour préserver l’avenir de la filière cacao.



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