Pendant des décennies, l'extension des plantations de cacao s'est faite au détriment des forêts ivoiriennes. Aujourd'hui, face à l'urgence climatique et aux exigences croissantes des marchés internationaux, un modèle alternatif gagne du terrain : l'agroforesterie.
Le principe
L'agroforesterie consiste à cultiver le cacaoyer en association avec d'autres espèces végétales arbres fruitiers, essences forestières, cultures vivrières. Ce modèle reproduit les conditions naturelles sous lesquelles le cacaoyer prospère : ombrage, humidité, biodiversité. Résultat : des plants plus résistants, des sols mieux préservés et des rendements plus stables sur le long terme.
Des bénéfices multiples
Au-delà de la production, l'agroforesterie offre aux planteurs des revenus diversifiés grâce aux cultures associées. Elle contribue à la séquestration du carbone, préserve la biodiversité et protège les bassins versants. Pour les communautés rurales, c'est aussi une source de sécurité alimentaire accrue.
Un modèle soutenu mais encore marginal
De nombreuses organisations internationales, ONG et entreprises chocolatières financent aujourd'hui des programmes d'agroforesterie en Côte d'Ivoire. Malgré ces efforts, le modèle reste minoritaire. Le manque de formation, le coût initial des plants d'ombrage et la résistance au changement freinent son adoption à grande échelle.
L'enjeu des prochaines années
Généraliser l'agroforesterie dans les plantations ivoiriennes est devenu un impératif. C'est à cette condition que la Côte d'Ivoire pourra répondre aux nouvelles réglementations européennes anti-déforestation et préserver durablement son leadership mondial sur le cacao.


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