Mauvaise nouvelle pour la filière cacao mondiale. Selon les prévisions du COCOBOD rapportées par Reuters, la production ghanéenne de cacao pourrait reculer d'au moins 16 % lors de la campagne 2026-2027, fragilisant davantage le deuxième producteur mondial déjà sous pression. Les fortes pluies, les effets attendus du phénomène El Niño et le cycle naturel de vieillissement des cacaoyers devraient peser lourdement sur les rendements. Les régions de l'Ouest et du Nord-Ouest qui assurent à elles seules plus de la moitié de la récolte nationale sont particulièrement exposées à ces aléas climatiques.
Au-delà du climat, la filière ghanéenne doit faire face à des défis structurels préoccupants. La maladie du swollen shoot, qui détruit irrémédiablement les plants infectés, continue de progresser. Le vieillissement des cacaoyers, dont beaucoup dépassent la trentaine d'années, pèse sur les rendements. Enfin, l'expansion des mines clandestines d'or sur les terres agricoles grignote chaque année un peu plus les surfaces cultivables, détournant des planteurs de leur activité première.
Dans un contexte où la Côte d'Ivoire et le Ghana représentent ensemble 60 % de la production mondiale, cette nouvelle baisse ghanéenne pourrait accentuer les tensions sur l'offre mondiale et alimenter la volatilité des cours internationaux du cacao. Une situation qui renforce l'urgence d'une réponse coordonnée entre les deux pays, telle qu'esquissée lors du sommet d'Abidjan du 16 juin 2026.



