La Côte d'Ivoire a perdu plus de 80 % de sa couverture forestière en un demi-siècle. Derrière ce chiffre alarmant, la culture du cacao porte une lourde part de responsabilité. Une réalité que le pays ne peut plus ignorer.
Une expansion au prix de la forêt
Pour augmenter leur production, de nombreux planteurs ont défriché des zones forestières, y compris dans des parcs nationaux et des réserves classées. Une pratique illégale mais longtemps tolérée, qui a permis de maintenir des volumes de production élevés au détriment de l'environnement.
Les conséquences climatiques
La déforestation aggrave les effets du changement climatique sur la filière elle-même. Moins d'arbres signifie moins de pluies, des températures plus élevées et des sols moins fertiles autant de facteurs qui menacent directement les rendements cacaoyers à moyen terme. Un cercle vicieux qui fragilise l'avenir de la production ivoirienne.
La pression des marchés internationaux
Depuis 2023, le règlement européen sur la déforestation impose aux entreprises importatrices de cacao de prouver que leurs approvisionnements ne contribuent pas à la déforestation. Une contrainte majeure pour la filière ivoirienne, qui doit désormais garantir la traçabilité de chaque sac de fèves jusqu'à la parcelle de production.
Des efforts engagés, des résultats attendus
Le gouvernement ivoirien a lancé plusieurs initiatives moratoire sur les défrichements, cartographie des plantations, programmes de replantation pour inverser la tendance. Un chantier immense, dont les résultats conditionneront l'accès futur du cacao ivoirien aux marchés européens.


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